Les rendements obligataires sont-ils allés trop loin… ou juste assez loin?
Les rendements des obligations du Trésor à long terme ont atteint leur plus haut niveau depuis près de deux décennies, mettant à rude épreuve les marchés boursiers, le secteur immobilier, les sociétés emprunteuses et les méthodes traditionnelles de composition des portefeuilles. Mais cette vague de ventes pourrait également offrir un point d’entrée plus attrayant pour les titres à duration, et une occasion de tirer des revenus substantiels d’obligations de haute qualité.
Première publication par Fidelity Investments le 31 août 2026.
Le Groupe de stratégie des marchés financiers de Fidelity Institutional présente ses plus récentes analyses des marchés et de l’économie ainsi que des principaux facteurs à considérer dans les décisions de placement.
Faits saillants
- Pourquoi les rendements évoluent-ils? Le segment à long terme est tiraillé entre, d’une part, par des forces négatives – déficits, fardeau de la dette, vieillissement de la population et augmentation des émissions de titres du Trésor – et, d’autre part, des forces positives, notamment la productivité stimulée par l’IA, les investissements en capital, l’augmentation de la main-d’œuvre et une croissance réelle potentiellement plus forte.
- Pourquoi la politique monétaire est-elle importante aujourd’hui? L’intensification des rachats d’obligations à long terme par le Trésor indique que certains décideurs jugent que les taux de rendement ont suffisamment monté. Cela n’élimine pas pour autant les risques budgétaires ou inflationnistes, mais cela laisse entendre que la politique monétaire pourrait s’opposer à de nouvelles hausses désordonnées des taux à long terme.
- Où se trouvent l’occasion? Les rendements nominaux et réels étant désormais modérément attrayants, le meilleur rapport risque/rendement pourrait se trouver dans les titres à revenu fixe de haute qualité et dans la partie centrale de la courbe, plutôt que dans une stratégie générale visant à allonger agressivement la duration. Les prêts bancaires peuvent également constituer un complément sensible à l’inflation plus intéressant que les titres du Trésor américain protégés contre l’inflation (TIPS) dans les portefeuilles capables de supporter le risque de crédit.